
Here is an unofficial statement by the online editor of the Montreal IWW's website on the "violence" decried by the media, and the real violence (and hypocrisy) of our corrupt political-economic system.
Violence!Alors que les libertés civiles et l’habeas corpus ont été suspendu à Toronto pour la durée du sommet, que la police a multiplié les arrestations et les perquisitions sans mandat, les éditorialistes et les commentateurs politiques montent aux barricades pour défendre un système pourri de l’intérieur contre la « violence » des méchants casseurs.
Mais cette dénonciation cache la réalité d’un système qui carbure à la violence, à l’oppression, à l’exploitation. Si elle est spectaculaire, la casse matérielle n’est rien comparée à la violence quotidienne du capitalisme. Ce n’est pas une violence que l’on voit parce qu’elle ne fait pas les manchettes, mais elle fait beaucoup plus de victimes que les quelques vitrines et automobiles qui ont fait les frais de la colère populaire à Toronto en fin de semaine.
Ceux que les éditorialistes et les faiseurs d’opinions des monopoles médiatiques oublient quand ils dénoncent les manifestants, ce sont les 2 canadiens par jour qui meurent au travail, la plupart du temps suite à une négligence des patrons; ce sont les milliers de blessés au travail, qui sortent souvent de cette expérience ruinés et détruits; ce sont les syndicalistes colombiens que Coca-Cola fait assassiner; ce sont les immigrants qui triment à 3$ l’heure dans des emplois précaires et inhumains, traqués par la police de l’immigration; ce sont ces femmes qui, viellies prématurément par des années de travail trop dur et sous-payé, à supporter les caprices des boss et leur insolence, finissent leur vie sur l’aide sociale parce que plus personne ne veut d’elles; ce sont les travailleurs chinois d’Apple, qui se suicident pour échapper à leur sort misérable; ce sont ces familles qui perdent leur maison aux États-Unis, en Espagne, en Irlande, parce que des banques rapaces les ont plumés comme des poulets; ce sont ces millions de travailleurs, partout sur la planète, qui vivent dans la peur du lendemain, du chômage, de la pauvreté abjecte; ce sont ces enfants qui, le premier juillet, se retrouvent sur le troittoir ou dans des taudis, faute de logements abordables; ce sont les travailleuses domestiques phillipines, à qui les agences qui les placent disent qu’il est normal de se faire violer, et qui se voient refusées jusqu’à la CSST; ce sont ces travailleurs migrants qui cueillent nos tomates, font les récoltes dans nos champs, et qui sont bafoués, volés, humiliés par des entreprises sans scrupules; ce sont ces milliards d’humains qui, sur terre, triment toute leur vie pour que quelques-uns aient tout, et tous les autres, rien.
C’est ça, la violence. Ça fait partie du capitalisme, et ça ne disparaîtra qu’avec lui.
Les Péladeau, les Desmarais, les Rémillard – bref les propriétaires des média – n’en ont rien à foutre de ces gens qui subissent la violence quotidienne de leur système; ce sont des gens qui n’ont pas intérêt à ce que le système change, à ce qu’une plus grande justice s’installe. Ce sont eux qui ont tout, qui décident tout, avec leur amis des classes dominantes. Ils ne veulent pas que l’on remette en question leur pouvoir, leurs revenus, leurs richesses.
Alors ils achètent des gens, des « intellectuels », qui produisent un discours pour servir leurs intérêts, pour convaincre les gens que le problème, ce n’est pas la violence quotidienne du capitalisme, qui tue, mutile, torture et exploite.Ils veulent que l’on croit que le problème, ce sont les casseurs, les manifestants, ceux qui sont indignés par l’injustice et qui la trouve intolérable.
Ces gens ne veulent pas que l’on voit les rencontres du G20 pour ce qu’elles sont: des réunions antidémocratiques, cyniques, dans lesquelles les riches et les puissants se partagent le monde en fonction de leurs seuls intérêts.
Ces réunions sont tellement anti-démocratique que la constitution et la charte des droits, que les éditorialistes chérissent en paroles quand elle garanti le droit de propriété, ne s’applique plus pour limiter l’arbitraire policier, pour garantir la liberté de circulation, la liberté d’expression. Le Canada n’est un État de droit que dans la mesure ou aucune opposition ne menace leurs maîtres, où rien ne conteste réellement leur pouvoir.
Un dernier mot sur la stratégie
Certains ont critiqué la stratégie – si s’en était une – de la Convergence des luttes anticapitalistes, qui a appelé les gens à venir manifester à Toronto. Ces critiques soulignent que le résultat était prévisible, certains déplorent que la casse nuise à la conquête de l’opinion publique, d’autres pensent qu’il faut tenter de développer les forces de changement social sur un terrain plus local, mais mieux enraciné.
Toutes ces critiques ont du vrai. En particulier je pense que les militants et les militantes devront tenter de construire des forces de changement social là où leur travail peut aller en profondeur, là où ils peuvent s’enraciner dans leurs lieux de travail, leurs communautés, leurs milieux de vie.
Mais le débat sur la stratégie et la tactique ne doit pas occulter la question politique de fond derrière les récents événements de Toronto. Par leurs actes, les manifestants ont d’abord et avant tout fait résonner la voix des sans voix, et ils en paient maintenant le prix.
Et c’est là l’essentiel.
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À l’heure d’écrire ces lignes, je n’ai pas pu consulter les membres du syndicat au sujet de la position que nous souhaitions adopter face aux événements de Toronto et aux manifestations contre le G8/G20. Comme le sujet est d’importance, j’ai pris sur moi, en tant qu’éditeur responsable du site, de réagir à chaud. La position exprimée ici est donc personnelle, bien que je crois qu’elle respecte les politiques des IWW et l’esprit général qui nous anime.===============
While civil liberties and habeas corpus were suspended in Toronto for the duration of the summit, the police have stepped up arrests and searches without a warrant, editorial writers and political commentators mount the barricades to defend a rotten system of inside against the "violence" of evil thugs.
But this masks the reality denunciation of a system that thrives on violence, oppression, exploitation. If it is spectacular, the material damage is nothing compared to the daily violence of capitalism. This is not violence that we see because it does not generate headlines, but it is far more victims than the few shop windows and cars that have borne the brunt of popular anger in Toronto this weekend .
Those editorial writers and opinion makers of media monopolies forget when they denounce the demonstrators, they are the 2 Canadian per day who die at work, mostly due to negligence of employers, are the thousands of injured work, which often come out of this experience ruined and destroyed, it is the Colombian trade unionists as Coca-Cola is killed, they are the immigrants who toil for $ 3 an hour in precarious and inhuman, hunted by the police of the immigration, it is these women, premature aging by years of working too hard and underpaid, to support the whims of bosses and their insolence, ending up on welfare because nobody wants them; Chinese workers are Apple, who commit suicide to escape their plight it is those families who lose their homes in the United States, Spain, Ireland, because banks raptors have plucked like chickens; what are these millions of workers around the world who live in the fear of uncertainty, unemployment, abject poverty, it is these children who, on July 1, are found on sidewalks and in slums, lack of affordable housing are the phillipines domestic workers, to whom the agencies that place say it is normal to be raped, and who are denied until the CSST these are migrant workers who pick our tomatoes are crops in our fields, and who are abused, robbed and humiliated by unscrupulous companies, are the billions of humans on earth, toiling all their lives so that few had any, and all the others, nothing .
That's violence. That is part of capitalism, and it does not disappear with him.
The Peladeau, the Desmarais, Remillard - brief media owners - do not give a damn about those people who suffer daily violence in their system, they are people who have no interest in seeing that the system changes , to that greater justice moves. It is they who have everything, who decide everything, with their friends of the ruling classes. They do not want to call into question their power, their income, their wealth.
So they buy people, intellectuals, producing a discourse to serve their interests, to convince people that the problem is not capitalism's daily violence that kills, maims, torture and want exploite.Ils is believed that the problem, what are the rioters, protesters, those who are outraged by injustice and who finds it intolerable.
These people do not want you see the G20 meetings for what they are: anti-democratic meetings, cynical, in which the rich and the powerful divide the world according to their own interests.
The meetings are so anti-democratic constitution and bill of rights, the editorialists cherish words when it guaranteed the right of ownership, no longer applies to limit the arbitrary police, to guarantee freedom of movement, freedom of expression. Canada is a rule of law to the extent that any opposition threatens their masters, where nothing really deny their power.
A final word on strategy
Some have criticized the strategy - if it was - the convergence of anti-capitalist struggles, which called people to come out and show in Toronto. These critics point out that the result was predictable, some were disappointed that the case of harm to the conquest of public opinion, others think that we should try to develop the forces of social change on a site more local, but more firmly.
All of these criticisms were true. In particular I think Activists should try to build forces of social change where they work can go deeper, wherever they may take root in their workplaces, their communities, their living environments.
But the debate on strategy and tactics should not obscure the fundamental political issue behind the recent events Toronto. By their actions, protesters were first and foremost is the resounding voice of the voiceless, and they are now paying the price.
And this is essential.
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At this writing, I could not see union members about the position we wanted to adopt in dealing with events in Toronto and the protests against the G8/G20. As the topic is important, I took upon myself, as editor responsible for the site, respond to hot. The position expressed here is personal, although I think it meets the policies of the IWW and the general spirit that animates us.










